Le CBD, ou cannabidiol, est une molécule présente dans le chanvre. Contrairement au THC, il n’a pas d’effet stupéfiant. Il intéresse de nombreux sportifs, mais son usage dans l’alimentation est encadré : en France comme dans le reste de l’Union européenne, les denrées alimentaires et les compléments alimentaires contenant du CBD ne sont pas autorisés.
Le CBD n’est pas autorisé dans les aliments
Le CBD est un « nouvel aliment » au sens du règlement (UE) 2015/2283 : il ne peut entrer dans un aliment qu’après une autorisation européenne fondée sur la démonstration de son innocuité. Or l’Autorité européenne de sécurité des aliments a indiqué en 2022 ne pas pouvoir conclure sur la sécurité du CBD, et les lacunes de données persistaient en 2026. Le ministère de l’Agriculture a donc rappelé, le 20 mai 2026, que les boissons, barres, gommes, huiles à avaler ou gélules au CBD ne peuvent pas être vendus, et que les contrôles s’étendent à tous les aliments qui contiennent du CBD ou en font la promotion.
Seules les graines de chanvre et leurs dérivés (huile de graines de chanvre, par exemple) et les feuilles destinées à l’infusion restent des aliments ordinaires, à condition de respecter les teneurs en THC et de ne pas être enrichis en extraits de cannabinoïdes.
Ce que l’on sait du CBD et de la récupération
Le CBD n’est pas un médicament, et aucun produit au CBD ne peut se présenter comme soulageant la douleur ou une inflammation. Des études sont en cours sur ses effets chez les sportifs, mais elles restent peu nombreuses et ne permettent pas de conclure. Les autorités sanitaires signalent par ailleurs une hausse des intoxications liées à des produits alimentaires au CBD depuis 2024.
La récupération musculaire repose d’abord sur des bases éprouvées : le sommeil, l’hydratation, une alimentation suffisante en protéines et en glucides après l’effort, et des séances adaptées à son niveau.
Le CBD et les règles antidopage
Depuis 2018, le cannabidiol ne figure plus sur la Liste des interdictions de l’Agence mondiale antidopage. Le THC, lui, reste interdit en compétition. Or un produit au CBD peut contenir des traces de THC ou d’autres cannabinoïdes : un contrôle positif reste possible, et le sportif en est responsable. Les athlètes licenciés vérifient donc les règles de leur fédération avant tout usage.
